La situation

Profil. Médecin spécialiste en libéral, 47 ans, installé à Paris depuis dix-huit ans. Exercice en cabinet de groupe, statut de travailleur non salarié.

Situation familiale. Marié sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, deux enfants de 14 et 17 ans, l'aîné entrant en études supérieures.

Situation financière. BNC de l'ordre de 180 000 € par an, en progression régulière. Tranche marginale d'imposition à 41 %. Conjoint salarié, revenu de 45 000 €.

Patrimoine. Résidence principale à Paris, acquise en 2012, crédit soldé dans neuf ans. Un studio locatif. Une assurance vie de 220 000 €. Un ancien contrat Madelin alimenté sans réflexion depuis douze ans, à hauteur de 6 000 € par an.

Le déclencheur. Un confrère du même cabinet, 51 ans, arrêté dix-huit mois après un accident, puis classé en invalidité partielle. Sa prévoyance a compensé une partie de sa perte de revenu — mais il a cessé d'alimenter sa retraite. Deux ans de cotisations perdues, définitivement.

Le diagnostic

L'audit de son contrat existant a révélé trois angles morts.

Un plafond de déduction largement sous-utilisé. Avec 180 000 € de BNC, la capacité de déduction dans le cadre Madelin — 10 % du revenu professionnel dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS — dépassait très largement les 6 000 € versés. À 41 % de tranche marginale, chaque euro non versé était un euro d'économie d'impôt abandonné.

Aucune garantie d'exonération. Son contrat historique ne prévoyait rien en cas d'incapacité ou d'invalidité. Exactement le scénario vécu par son confrère.

Une table de mortalité non garantie. Le calcul de sa future rente devait s'effectuer sur la table en vigueur au jour de la liquidation — dans dix-huit ans. Sur un capital destiné à être partiellement rentifié, l'incertitude portait sur plusieurs milliers d'euros de rente annuelle.

Les arbitrages retenus

1. Un effort d'épargne recalibré, mais modulable. Versement mensuel porté à 3 000 €, complété par un versement libre en fin d'exercice, ajusté au résultat réel de l'année. La déduction n'étant pas conditionnée à une régularité de versement, ce pilotage annuel était possible sans risque de requalification.

2. La garantie d'exonération, condition non négociable. Le contrat retenu déclenche la garantie après 90 jours d'incapacité de travail — l'assureur rembourse les cotisations — et, en cas d'invalidité totale ou partielle, exonère du paiement des versements à hauteur de l'engagement annuel régulier. En clair : le plan de retraite continue de s'alimenter même si l'activité s'arrête. Pour un praticien dont la valeur professionnelle repose sur sa capacité physique à exercer, c'est la garantie qui a emporté la décision.

3. La garantie de bonne fin, pour les enfants. En cas de décès avant l'échéance, le capital transmis est majoré du cumul des cotisations restant à payer jusqu'à la date théorique du 67e anniversaire. Pour un versement régulier de 3 000 € mensuels à 47 ans, cela représente environ 720 000 € de versements théoriques restants venant s'ajouter au capital constitué. Aucune assurance vie complémentaire n'aurait produit cet effet à ce coût.

4. La garantie plancher, sans limite d'âge ni de montant. L'allocation étant majoritairement investie en unités de compte pour aller chercher la performance sur dix-huit ans, la couverture du risque de marché en cas de décès était indispensable. Le contrat retenu la garantit sans plafond de montant et sans borne d'âge, coût inclus dans les frais de gestion.

5. La table de mortalité sanctuarisée par génération de versement. Chaque versement conserve définitivement la table en vigueur au jour où il est effectué. Sur dix-huit ans de versements, cela revient à figer les conditions de conversion en rente au fur et à mesure, au lieu de les découvrir en 2044.

6. L'allocation. Gestion pilotée, profil dynamique compte tenu de l'horizon, avec une poche de diversification sur l'immobilier et les infrastructures. Sécurisation semestrielle des plus-values activée dès la souscription.

Le résultat

AvantAprès
6 000 € versés par an~40 000 € par an, modulables selon le résultat
Économie d'impôt annuelle : ~2 460 €Économie d'impôt annuelle : ~16 400 €
Aucune protection en cas d'arrêt de travailVersements maintenus par l'assureur en cas d'invalidité
Capital décès = épargne constituéeCapital décès majoré de la garantie de bonne fin
Rente calculée sur une table inconnueTable figée à chaque versement

Pourquoi le cabinet

Trois raisons ont été citées lors du bilan de souscription :

  • La lecture de la notice, pas de la plaquette. Les garanties déterminantes de ce dossier — exonération, bonne fin, table par génération — ne figurent sur aucun comparateur en ligne.
  • L'articulation avec la prévoyance existante. Le contrat de prévoyance et le PER ont été calibrés ensemble, pour éviter à la fois le doublon et le trou de couverture entre le 90e jour et la reconnaissance d'invalidité.
  • La proximité. Un interlocuteur identifié à Paris, capable de monter un dossier de déclaration d'incapacité dans les délais. C'est la différence entre une garantie écrite et une garantie mise en œuvre.

Vous êtes médecin libéral et vous vous demandez ce que couvre réellement votre contrat retraite ?

Cas pratique représentatif des dossiers traités par le cabinet ; profil, situation et montants reconstitués, aucune donnée client n'étant utilisée. Ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle et est susceptible d'évoluer. Les garanties décrites varient selon les contrats et sont détaillées dans les notices et conditions générales. Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital.